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Migration de main-d’œuvre : la phase 2 du projet AGRIDOM lancée pour renforcer le travail décent

La deuxième phase du projet AGRIDOM, consacré au renforcement de la gouvernance de la migration de main-d’œuvre dans les secteurs de l’agriculture et du travail domestique, a été officiellement lancée, le mercredi 6 mai 2026 à Abidjan-Cocody, au cours d’un atelier de planification réunissant les principales parties prenantes du projet.

Cette nouvelle phase, couvrant la période 2025-2029, met un accent particulier sur le corridor migratoire stratégique Guinée–Côte d’Ivoire.

Mis en œuvre par l’Organisation internationale du Travail (OIT), en collaboration avec le ministère de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle et les partenaires sociaux, le projet AGRIDOM II vise à optimiser le potentiel de développement des travailleurs migrants à travers une migration plus équitable et un meilleur accès au travail décent.

Soutenu par l’Agence suisse pour le développement et la coopération, le projet s’étend à l’espace CEDEAO et s’inscrit dans une dynamique de consolidation des acquis de la phase I.

La directrice du Bureau pays de l’OIT, Coumba Diop, a salué l’engagement du gouvernement ivoirien, des partenaires sociaux et de la coopération suisse dans la mise en œuvre de cette initiative.

Selon elle, AGRIDOM II marque une évolution stratégique majeure : « L’ambition n’est plus seulement de produire des cadres et des outils, mais de garantir leur mise en œuvre effective et leur impact concret sur les travailleurs migrants ».

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Coumba Diop, a précisé que cette phase entend notamment renforcer l’application des politiques publiques, améliorer la coordination institutionnelle, promouvoir des pratiques de recrutement équitable, étendre la protection sociale, y compris dans l’économie informelle, et intégrer une approche genre et intersectionnelle dans la gestion de la migration de main-d’œuvre.

Pour sa part, l’ambassadeur de Suisse en Côte d’Ivoire, Dominique Favre, a réaffirmé l’engagement de son pays à soutenir les initiatives favorisant une migration bénéfique aussi bien pour les travailleurs migrants que pour leurs communautés d’origine.

Le représentant de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), Thierry Doura, a salué l’ambition du projet ainsi que son approche stratégique centrée sur le corridor Guinée–Côte d’Ivoire.

De son côté, Honorat Tano, coordonnateur général de la Plateforme des centrales syndicales sur la migration en Côte d’Ivoire (PCSM-CI), a plaidé pour que le projet réponde concrètement aux réalités vécues par les travailleurs migrants, tout en réaffirmant l’engagement des organisations syndicales à accompagner sa mise en œuvre.

Notons que la première phase du projet AGRIDOM a permis plusieurs avancées significatives, notamment le renforcement des cadres politiques, la ratification par la Côte d’Ivoire de la Convention n°189 sur les travailleurs domestiques, le développement de référentiels de formation, ainsi que le renforcement du dialogue social tripartite.

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