Du 30 avril au 2 mai 2026, la ville de Bouaké a vécu au rythme de la 7ᵉ édition du Festival Bouaké Ouflê, devenu au fil des années l’un des rendez-vous culturels majeurs du centre de la Côte d’Ivoire.
Pendant trois jours, populations, artistes, entrepreneurs, sportifs et touristes se sont retrouvés autour d’un programme riche mêlant réflexion, traditions, loisirs et spectacles grand public. Cette nouvelle édition a confirmé l’ambition du festival : faire de Bouaké une vitrine du patrimoine culturel, touristique et économique de la région du Gbêkê.
Une ouverture placée sous le signe de l’entrepreneuriat local
Les festivités ont débuté par une importante masterclass organisée dans la salle de conférence du stade de Bouaké autour du thème : « Entrepreneuriat local, opportunités pour le développement des collectivités : région du Gbêkê ». Une rencontre qui a réuni plusieurs acteurs économiques, jeunes porteurs de projets et opérateurs locaux autour des enjeux du développement régional.

Les Co-promoteurs du festival, SIE KAMBOU et CHICO LACOSTE, ont profité de cette tribune pour encourager les populations à croire davantage au potentiel entrepreneurial local et à privilégier les activités structurées du secteur formel.
Une vision déjà concrétisée dans l’organisation même du festival, puisque plus de la moitié des marchés liés à cette édition ont été attribués à des entreprises de la région, illustrant ainsi une volonté claire de stimuler l’économie locale.
Des soirées de spectacle qui ont enflammé Bouaké
À la tombée de la nuit, la grande scène du festival s’est transformée en véritable espace de communion populaire. Les prestations de CARINA STYLE, de ISMAËL ISAAC et de SOUM BILL ont électrisé le public lors des differentes soirée de concert.

Entre chants, danses et ovations, les festivaliers ont vibré dans une ambiance festive et chaleureuse, confirmant une fois de plus la place centrale de la musique dans l’identité du Festival Bouaké Ouflê.
Tout au long des trois jours, plusieurs espaces de loisirs et animations gratuites ont également été proposés aux familles et aux jeunes, renforçant le caractère populaire et inclusif de l’événement.

Gastronomie ivoirienne : les saveurs des terroirs à l’honneur
Le deuxième jour du festival a été marqué par un grand concours culinaire mettant en compétition plusieurs communautés ethniques de Côte d’Ivoire.
Les peuples Attié, Bété, Malinké et Sénoufo ont présenté des mets emblématiques de leurs terroirs respectifs, notamment le Biekosseu, le Lokosoukouê, le Fonio et La sauce Tchonron. Bien plus qu’une compétition, cette activité s’est imposée comme une véritable célébration de la richesse gastronomique ivoirienne et du vivre-ensemble.

Dans une atmosphère conviviale, les festivaliers ont pu découvrir ou redécouvrir des saveurs traditionnelles parfois méconnues, symbole de la diversité culturelle nationale. La soirée s’est poursuivie avec le concert très attendu de Soum Bill, dont la prestation a tenu le public en haleine jusqu’au bout de la nuit.
Tourisme, sport et découverte pour clôturer le festival
La dernière journée du festival a mis l’accent sur la valorisation touristique et sportive de la région. Les participants ont pris part à plusieurs excursions, notamment à la Falaise de Brobo ainsi qu’au village des potiers de Tano-Sakassou, deux sites emblématiques du patrimoine local qui attirent chaque année de nombreux visiteurs.

Dans le même temps, la caserne des sapeurs-pompiers de Bouaké a accueilli les finales des tournois de handball et de maracana, aussi bien chez les juniors que chez les seniors. Ces compétitions sportives ont contribué à maintenir l’ambiance festive tout en favorisant l’esprit de cohésion et de fraternité entre les participants.
La cérémonie de clôture a été marquée par la remise des trophées aux vainqueurs des compétitions sportives et culinaires, ainsi que par la distribution des certificats aux participants de la masterclass.
Une mobilisation forte malgré les intempéries
Malgré les pluies enregistrées lors de la dernière soirée des concerts, les populations ont répondu massivement présentes, témoignant de l’attachement grandissant des habitants à cet événement devenu incontournable dans le calendrier culturel ivoirien.

Par la diversité de ses activités et la forte mobilisation enregistrée, cette 7ᵉ édition du Festival Bouaké Ouflê confirme son statut de plateforme de promotion culturelle, touristique et économique du Gbêkê.
Plus qu’un simple festival, Bouaké Ouflê apparaît désormais comme un véritable moteur de valorisation des talents locaux et un levier de développement régional, avec des perspectives encore plus ambitieuses pour les prochaines éditions.
Emmanuel BROU












