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Interview / Gbi de Fer : Homme de culture, Directeur Artistique du « Djely Théâtre », Gbi de Fer a troqué son fusil sans balles contre la politique.

Nous vous plongeons dans une interview exclusive du Directeur du Djely Théâtre, Gbi de Fer….

« Karim Ouattara, bien que n’étant pas ministre aide beaucoup les ivoiriens ! »

Est-ce qu’on peut avoir tes nouvelles quand même ?
Mes nouvelles ?

Je suis là. Je suis directeur du Djely Théâtre d’Abidjan. Nous préparons notre spectacle, la 14eme édition de la Relance du théâtre en Côte d’Ivoire, avec la pièce «A qui la faute ?» que nous allons jouer à Bouaké. Nous préparons aussi le téléfilm de 52 épisodes que nous allons démarrer à tourner dans quatre semaines. La troupe existe, les acteurs existent. Le Djely Théâtre a participé au Massa. Avant cela, on a joué la pièce « Nous Sommes Candidats », une pièce de sensibilisation au Palais de la cmCulture. Après, on l’a jouée à Bouaké. Je reviens de Paris pour juste bénéficier des vacances de deux semaines ou j’ai participé à la 66 ème Fête de l’Indépendance de mon pays. Il fallait faire des émissions d’indépendance sur ONU FM, devenu Radio de la Paix, Fréquence 2, la RTI 3, et bien d’autres. En conclusion, je pense que les nouvelles me concernant sont très bonnes.

Comment est-ce qu’en tant que directeur, tu entretiens cette troupe de théâtre ?

Il faut dire que les acteurs de la troupe et moi, il n’y a pas tellement de barrières. Car, certes Directeur, mais n’empêche que je traite les acteurs comme des amis. Nous sommes ensemble comme des amis et des frères. Et pour preuve, même quand on ne fait rien, nous sommes ensemble. Que ça soit Jimmy Danger, Fleke Fleke et encore, nous nous voyons tous les jours. Ainsi qu’avec Gueï Thérèse qui vit désormais en France.

Gbi de Fer et la Politique, car tu y es à fond désormais ?

Bien-sûr et heureusement qu’il est maintenant su se tous. Et jy suis à fond parce que qui ne fait pas de la politique la subit. La politique, on peut la faire de manière directe ou indirecte. Directe, ça veut dire en être un militant d’un parti politique, avoir des ambitions d’être député, maire, Président de la République, solliciter des postes électifs, participer à la gestion d’une cité. Ou alors de manière indirecte, ne pas être membre d’un parti politique, ne pas solliciter des postes et donner son avis, interpeller des gens, sensibiliser des gens sur la partie politique. Mais nous autres, nous avons choisi d’être indirects, c’est-à-dire de ne pas être des militants de partis politiques, de ne pas être des potentiels candidats, mais d’être dans la société et interpeller les hommes politiques. Lorsqu’il y a un déraillement, interpeller. Donc, intervenir chaque fois dans la politique pour contribuer à la bonne pratique de la chose politique.

Aujourd’hui, quelles sont tes approches avec le parti au pouvoir ?

Il y a deux partis où j’ai des amis. Quand tu prends le PPACI, quand c’était FPI, j’avais Lida Kouassi Moïse qui était un ami à moi, parce que nous sommes des alliés. Il y a Amani N’Guessan, qui était le ministre de l’Éducation, qui est un ami à moi. Sa femme m’appelait « mon deuxième mari ». J’avais, Kouyaté Nassirou qui est un ami à moi. J’ai Blé Goudé qui était un ami à moi. Au niveau du RDR, les amitiés que j’avais, c’était Ahmed Bakayoko qui était mon ami.

Il y avait Karamoko Yoro qui était mon ami. Et je connaissais plus ou moins la chancelière Henriette Diabaté. Et je connaissais le jeune frère du Président ADO, Mr Téné Birahima dit Photocopie. Ça, c’était il y a très longtemps, au temps du RDR. Avant la crise, avant même l’avènement de la crise en Côte d’Ivoire, qui a occasionné la division de la Côte d’Ivoire. Pour dire que je connaissais tous ceux-là avant qu’ils ne soient plus connus aujourd’hui.
Au PDCI, j’avais feu Doukouré Moustapha dont mon père adoptif, celui-là même qui m’a élevé. En reconnaissance et en mémoire de lui, j’ai donné son nom à l’un de mes enfants. Et ce que vous ne savez pas, c’est que j’étais presque le coordinateur des comités de base du PDCI de Yopougon Gare et Siporex. En somme, j’avais Andokoi, Siporex, Port-Bouet 2 sous ma supervision pour le compte du PDCI.
En ce qui concerne mes connaissances au sein du parri au pouvoir, j’ai toujours le Ministre de la Défense, Téné Ouattara Ouattara, un monsieur que j’ai connu avant même son frère, il y a très longtemps. Dont nous avons gardé ces amitiés-là. Ce ne sont pas des amitiés qui sont des amitiés de pouvoir, mais des amitiés de fréquentation très sincères. C’est une amitié sincère, en toute sincérité.
Et puis maintenant, j’ai mes jeunes frères qui sont Amadou Coulibaly dit Ham’s, Ministre de la Communication et Porte-parole du gouvernement, qui m’a toujours appellé grand frère. Donc je les ai comme des amis, comme des connaissances, des jeunes frères. Donc des gens avec qui je collabore beaucoup. Il y aussi le Ministre des Transports, Amadou Koné également qui est également le Député Maire de Bouaké et qui lui, chaque fin d’année offre gracieusement le Djeli Théâtre a sa population.
Il y a aussi d’autres cadres, parmi lesquels Monsieur Jacques Assaouré. Moi, je l’ai beaucoup apprécié dans sa gestion quand il était directeur du Trésor. C’est un monsieur, au-delà de tout ce qui est parti politique, il est très actif. C’est-à-dire, il a un rapprochement des hommes qui me plaît bien. Vous savez, moi, j’aime bien l’humilité des gens, ceux qui sont humbles et qui sont disponibles pour les gens.
A San-Pédro, j’ai Monsieur Anoblé. Anoblé, qui lui, son nom a été mon professeur. Gon Coulibaly et moi, nous avons eu le même professeur d’anglais. Gon Coulibaly a eu pour professeur d’anglais monsieur Anoblé Blaise. Sans oublier, feu Ahmed Bakayoko, le Ministre Touré Mamadou et mele bien avant, lorsqu’il était Secrétaire d’Etat. Et si je vous disais que j’ai refusé de bosser avec lui lorsqu’il me l’a demandé ?

Certes, mais il se dit qu’il y en a avec qui tu ne t’entends guère !

Bien sûr car, il y a des ministres qui sont membres du gouvernement, qui sont en fonction, mais que je dépasse. Car, j’estime que quel que soit le poste de chacun, la valeur de chacun, il y a le respect humain, les relations humaines. Mais il y a des ministres, moi, je les vois et que je croise dans des couloirs, mais je passe mon chemin.
Je les dépasse tout simplement. Des ministres peuvent s’asseoir avec des gens, je peux en saluer certains et ne pas en saluer d’autres. Oui, ça, je le fais parce qu’il y en a qui se prennent pour le centre du monde.
Car ce qu’ils ne savent pas, ce sont eux qui nous doivent, parce que c’est nous aidons SEM Alassane Ouattara à être Président afin que celui-ci les nomme. Si vous avez un train à nous respecter, on ne vous doit pas, c’est vous qui nous devez. C’est vous. Parce que vous énervez cette x que vous pietinez et minimisez, ceux-ci feront descendre le Président Ouattara comme ça, vous allez devenir des moins que rien.
Et puis pour moi qui ai vu Houphouët-Boigny, Bédié, Guéï Robert, Gbagbo et aujourd’hui Ouattara, qu’est-ce qu’un simple ministre arrogant qu’on peut dégommer peut-il m’apporter ?

On a entendu à Abidjan, en Côte d’Ivoire, que l’après ADO serait son petit frère, photocopie. Ton avis ?

Je connais bien Alassane Ouattara, c’est un monsieur qui est tellement méticuleux, qui est un homme de raison. Mais moi, je ne suis pas dans les délires de parodie, parce que quelqu’un appartient à un tel. Je suis dans des compétences. Je voyage beaucoup, je circule beaucoup en Côte d’Ivoire. L’homme dont j’entends le nom, c’est bel et bien Téné Birahima Ouattara. Et même pendant mon séjour en France, tous sont unanimes sur les capacités et qualités du Ministre de la Défense et Vice-premier Ministre de la Côte d’Ivoire qui n’est autre que Téné Birahima Ouattara.
C’est pourquoi j’exhorte les populations à ne pas regarder qu’en lui le petit frère de Ouattara, mais plutôt qu’ils regardent en l’homme le futur gestionnaire de la sécurité du pays. Les gens ne sont plus à un niveau de vie : j’habite où, je mange quoi, mais c’est ma sécurité. Quoiqu’on dise, reconnaissons que la stabilité de la Côte d’Ivoire est aux mains de Téné Birahima Ouattara.

D’où tires-tu cette assurance ?

Tout simplement parce qu’il parle moins, il est charismatique, il est doté d’une intelligence non agitée et il impose le respect. Mais en plus, il incarne la responsabilité, il traîne moins de casseroles à part ce qui lui infligent ses détracteurs aux idées écourtées. Et ce n’est pas le Président Ouattara qui va prouver le contraire.

Pourtant , ce n’est pas forcément l’avis de certaines personnes.

Oui, c’est normal puisqu’une personne ne peut faire l’unanimité. Et je suis bien placé pour vous assurer et confirmer que Téné Birahima ne ferait pas un faux gestionnaire, ni quelqu’un qui va aimer gaspiller. Moi, je suis mieux placé, car, l’on le verrait sur mon train de vie. Sinon pour moi qui suis son ami personnel et son « frère » de tous les temps, je roulais carosse et que je vivrais dans l’opulence. Mais ça ne veut pas autant dire qu’il est avare non plus. On se parle facilement au téléphone, je le vois facilement, je ne l’ai pas facilement. En somme , ce monsieur qui est d’une gestion très nucléaire comme son aîné, le Président Allassane Ouattara. Mieux, il n’est ni fanfaron encore moins exhibitionniste. On aura du temps avec lui pour stabiliser ce pays-là, parce qu’il y a toujours des esprits démoniaques, lugubres, lucifériens, sataniques qui sont encore là, qui veulent que la Côte d’Ivoire se déchire.

Donc pour toi, rien a dire, car Téné Birahima est la seule alternative ?

Je vous dis sincèrement, dès que Téné Birahima Ouattara s’installe en 2030, vous verrez comment le pays sera. Sinon ces gens qui s’exhibent ont simplement peur. Ce, parce qu’ils redoutent de sa bonne gestion. D’ailleurs, sous sa gouvernance, dans 10 ans, 15 ans, 20 ans, l’on verra l’évolution de ce pays-là.

Au sein du parti même, en termes de jeunesse, tu as un peu parlé du Ministre Touré Madou, mais qui d’autre vois-tu encore ?

Oui, c’est-à-dire les jeunes capables de faire survivre le RHDP après la génération Ouattara. Je vois des jeunes capables tels que le DGA de la Lonaci, Monsieur Karim Ouattara. Et c’est à juste prix qu’il occupe le Secrétariat National chargé des mouvements et associations. Très présent auprès de la jeunesse et des organisations sociales. Très discret, effacé et fidèle à son parti politique, il incarne une jeunesse citoyenne et ce n’est pas sa localité Ferkessédougou qui va dire le contraire. Car voici, quelq’un qui n’est pas encore Ministre mais qui agit comme s’il l’était. Il parle moins, sur le plan social, c’est un monsieur qui aide beaucoup de personnes. Il ne veut pas qu’on en parle, mais je fais partir des gens qu’ils aident. Oui, je sais de quoi je vous parle. J’aime bien ce jeune homme-là !

On nous fait dire que la rue Princesse va changer de nom et qu’elle va s’appeler le « Rue Adama Bitogo ». Ton avis ?

Pour l’instant, je mets ça sur le compte des rumeurs. Je n’ai pas encore d’informations exactes là-dessus. Mais de prime abord, ce n’est pas responsable, ni sérieux. Le faisant ainsi, ce serait un manque de respect et un manque de considération pour tous ses artistes, mécènes et hommes de showbiz qui ont fait la fierté de cette mythique Rue Princesse. Car pour ma part, le Député-Maire de Yop que nous aimons tous aurait manqué de sagesse. Et pour la part, il y a d’autres domaines lesquels ont devrait laisser transparaître le nom de notre Diamant Noir que la Rue Princesse. Sinon pour ce symbole qu’il incarne, laisser son nom replacer cette mithyque serait diminuer sa valeur. En tout cas, si c’est vrai, je démange de Yop.

Gbi de Fer, l’orpaillage clandestin ces temps-ci fait couler beaucoup d’encre et de salive. Qu’est-ce que tu en penses ?

Il faut dire que le problème d’orpaillage, c’est une négligence de nos autorités. Ils n’ont pas eu un sens d’anticipation. Ce, depuis Houphouët-Boigny, en passant par Bédié, par Gbagbo et même avec Alassane Ouattara. Je me rappelle en 83, je suis parti, j’ai fait un moment à Tortya. Derrière l’hôpital de Tortya, il y avait déjà un site d’orpaillage clandestin qui était là. Ça, je vous le dis aux yeux de tous. Mais nos différents gouvernements n’ont pas eu un sens d’anticipation. Alors, ce n’est pas forcément une question de régime d’Alassane Ouattara. Depuis longtemps, nos autorités ont manqué un sens d’anticipation. Je dis bien derrière l’hôpital de Tortya. La gendarmerie n’était pas aussi très loin de là-bas. Ça aussi n’est pas une question de régime, d’Alassane Ouattara. Depuis longtemps, nos autorités ont manqué un sens d’anticipation. A l’époque et à ce sujet, Koné Zakaria m’a dit ceci: «Gbi de Fer, est-ce que tu sais que le dossier de diamant est très dangereux ? L’or et le diamant, c’est dangereux. Et tous ceux qui s’adonnent à ce trafic-là vont très mal finir leur vie. Moi, Koné Zakaria, je ne rentre jamais dedans parce que sur le plan spirituel, c’est très dangereux ». Juste dire qu’il y a longtemps que ce phénomène excite. Et je vous parle d’une affaire de 20 ans en arrière. De nc, laissez le gouvernement de Ouattara tranquille, s’il vous plaît ! Merci !!!

 

Aboké Guizo 

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