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Malika La Slameuse : « Que demain on puisse parler de notre histoire »

Le 25 février 2018, Malika La Slameuse, artiste burkinabè a accordé une interview à Anoumabo.com. Au menu des échanges, la carrière et la prochaine participation au MASA de celle qui manie avec une dextérité qui force le respect la langue de Molière. Autre sujet abordé, la question de la situation de la femme au Burkina Faso.

 

Bonjour Malika. Dites-nous comment commence cette aventure avec le slam, disons de manière professionnelle ?

Ma carrière débute en 2009 mais c’est concrètement en 2013 que Malika apparaît sur les écrans au Burkina Faso. En cette année paraît un premier album qui nous a permis de faire les grandes scènes d’Afrique et d’ailleurs et voilà. Aujourd’hui nous sommes en 2018 et bientôt le 2e album.

 

Pourquoi avoir le choix du slam qui sous nos tropiques est plutôt peu ou mal coté?

C’est vrai que j’aurai bien pu faire du chant ou du rap mais je crois que le slam, c’est le meilleur moyen pour moi de m’exprimer et je crois que je n’ai pas eu tort. Au début, lorsqu’on commençait, le slam n’était pas du tout connu mais aujourd’hui on va dire que le slam est l’art le plus développé au Burkina Faso. Tout le monde est en train de converger vers le slam et ça a été une lutte perpétuelle, jusqu’à maintenant d’ailleurs.

On vous annonce très prochainement à Abidjan, dans le cadre du Marché des arts et du spectacle africain (MASA). Première participation ?

Effectivement. Nous serons sur la scène du MASA le 16 mars du côté d’Abidjan, c’est notre première fois et on espère épater le public là-bas. Nous sommes déjà allés à Abidjan auparavant donc le public abidjanais n’est pas vraiment nouveau mais nous revenons dans l’optique de le conquérir à nouveau. Et Malika promet du lourd ! (rires)

Malika femme talentueuse, Malika femme battante, Malika femme engagée également ?

Oui Malika femme engagée, oui ! Je crois que ça va de soi, parce que la voix, l’art, c’est le moyen le plus facile pour emmener les gens vers une opinion, vers une prise de décision. L’influence que nous avons par notre art, nous l’utilisons également pour un engagement aussi bien personnel que pour tout le monde.

Fille du pays, vous étiez sur scène à l’occasion d’un diner gala visant à célébrer la bravoure et le leadership féminin. Que dire de la situation de la femme ici au Burkina Faso ?

Vous savez, avant plus que maintenant la femme était vue comme inférieure à l’homme sur tous les plans. Mais nous voyons que les femmes se battent de plus en plus. Aujourd’hui nous réclamons une égalité, pas du côté physique mais dans les droits et sur plusieurs autres plans non moins importants. Nous l’avons démontré avec le Forum africain des femmes leaders (ndlr : FAFEL, qui s’est tenu à Ouagadougou du 23 au 25 février 2018), nous avons beaucoup de femmes leaders, beaucoup de femmes entrepreneures, beaucoup de femmes battantes qui comme les hommes peuvent entreprendre, travailler, créer de la richesse. Nous y étions pour donner de la voix et surtout pour montrer cela. Afin que demain on puisse parler de notre histoire, de l’histoire des femmes battantes mais également que l’on puisse parler d’égalité.

Elsa Dagnogo

   

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