L’Assemblée générale des Nations unies a adopté le mercredi dernier une résolution qualifiant la traite négriaire de « crime le plus grave contre l’humanité ».
Le texte exige également « la restitution rapide et sans entrave » des biens culturels œuvres d’art, monuments, archives et objets de musée à leurs pays d’origine, sans frais ni condition.
Pour le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, ce vote envoie un signal clair : « La communauté internationale ne tolérera plus l’impunité. Grâce au multilatéralisme, la justice finira par triompher, quel que soit le temps nécessaire. »
Bien que symbolique, cette résolution pourrait accélérer les demandes de restitution des biens culturels et renforcer les appels à des excuses officielles de la part des anciens pays colonisateurs. Elle souligne aussi l’urgence de lutter contre les séquelles contemporaines de l’esclavage, comme le racisme structurel et les inégalités persistantes.
