Le vendredi 14 mars 2025 restera une date mémorable pour la circonscription 074. À Bondo, au cœur du Zanzan, s’est tenue la cérémonie d’investiture de Casimir Kouamé, entrepreneur et Président du Mouvement des Leaders Éclairés du Zanzan. Un événement marquant qui a rassemblé chefs de villages, présidents des jeunes et des femmes, ainsi que le corps préfectoral, venus témoigner leur soutien à cette nouvelle dynamique engagée pour le développement de la région.
Dans une interview exclusive, Casimir Kouamé revient sur les motivations qui l’animent, les défis à relever et les actions concrètes que son mouvement entend mettre en œuvre pour sortir la circonscription 074 de l’ombre. Déterminé à fédérer les forces vives autour d’un projet collectif, il lance un appel à l’unité et à la mobilisation des populations pour faire du Zanzan un modèle de développement durable et autonome.
Découvrez son engagement et sa vision dans cet entretien exclusif.
Monsieur Casimir Kouamé, vous êtes entrepreneur et président du Mouvement des Leaders Éclairés du Zanzan. Quelle est votre motivation principale dans cet engagement pour la circonscription 074 ?
Ma motivation est née d’un constat alarmant. La circonscription 074, malgré sa grande superficie, sa population considérable et son potentiel économique, demeure dans une léthargie inquiétante. D’autres localités, avec moins d’influence démographique, ont été érigées en départements et bénéficient ainsi des infrastructures et des opportunités de développement qui en découlent. Mon ambition est de sortir cette région de l’oubli en impulsant un mouvement collectif pour l’autonomie et le développement durable.
Pourquoi, selon vous, la circonscription 074 n’a-t-elle pas encore obtenu le statut de département ?
C’est une question d’influence politique et de mobilisation. Trop longtemps, notre région est restée en marge des décisions stratégiques du pays, faute d’une voix forte et structurée pour plaider sa cause. Il y a aussi une insuffisance d’infrastructures et un manque de projets d’envergure qui pourraient justifier cette élévation au rang de département. C’est ce déficit que nous devons combler par un travail de fond, avec une implication de toutes les forces vives de la circonscription.
Concrètement, quelles actions votre mouvement compte-t-il mener pour accélérer le développement et l’autonomie de la circonscription 074 ?
Nous avons mis en place une stratégie en plusieurs axes. D’abord, un plaidoyer auprès des autorités. Nous allons initier des démarches administratives et politiques pour réclamer le statut de département pour notre circonscription. Ensuite, une mobilisation des populations. Il faut que les habitants de la région prennent conscience de leur rôle dans ce combat et s’unissent autour d’un projet commun.
Nous envisageons aussi un encouragement des initiatives économiques. Nous voulons stimuler l’entrepreneuriat local, l’agriculture moderne et l’artisanat pour que la région génère plus de richesses et d’emplois.
Et enfin, nous prévoyons une mise en place d’infrastructures. C’est-à-dire que nous allons travailler à attirer des investisseurs et des projets de l’État pour la construction de routes, d’écoles, de centres de santé et d’espaces économiques.
Vous parlez d’entrepreneuriat local. Quels sont les secteurs clés sur lesquels vous souhaitez vous appuyer pour rendre la circonscription 074 plus autonome ?
La circonscription 074 regorge de richesses inexploitées. Nous voulons développer l’agriculture. Nous avons des terres fertiles qui peuvent produire du cacao, de l’anacarde et d’autres cultures de rente. Nous devons moderniser notre agriculture pour en faire un moteur économique.
L’élevage est aussi un secteur porteur qui peut nourrir non seulement la région mais aussi alimenter les marchés urbains.
L’artisanat et le commerce local, qui permettront de valoriser le savoir-faire traditionnel pour en faire un levier économique.
Il nous faut aussi une exploitation responsable des ressources naturelles. Si nous avons des opportunités minières ou forestières, elles doivent être gérées de manière durable et au profit des populations.
Le 14 mars dernier, vous avez été officiellement investi en tant que Président des Leaders Éclairés du Zanzan. Que représente cette cérémonie pour vous et pour la région ?
Cette investiture est un acte symbolique fort. Elle marque le début d’un mouvement structuré et engagé pour l’émancipation de la circonscription 074. Ce jour-là, nous avons posé les bases d’un nouveau départ. C’est aussi un appel à l’unité et à la mobilisation de tous les fils et filles de la région. Nous avons une opportunité historique d’écrire une nouvelle page pour notre territoire, et je suis convaincu que nous pouvons réussir ensemble.
Un dernier message à adresser aux populations après cette grande rencontre du 14 mars ?
Le Zanzan mérite mieux ! Le moment est venu pour nous de prendre notre destin en main. Chacun a un rôle à jouer dans cette transformation. Je vous invite, main dans la main, à tracer les sillons du développement. Ensemble, nous allons bâtir l’avenir de la circonscription 074.
Propos recueillis par Akina Dekouassi