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Les Echos des Trophées Francophones de Cinéma à Yaoundé

Après Abidjan et Beyrouth pour la  3ème  et la 4ème  édition, les  Trophées francophones du cinéma  se donnent  rendez-vous à Yaoundé  dans la capitale camerounaise  du 04 au 16 décembre 2017.

Deux semaines de projections et de débats autour du cinéma, les trophées  francophones du cinéma festival itinérant ont donc posé leurs valises depuis quelques jours dans la capitale camerounaise. La cérémonie officielle de lancement  a eu lieu le lundi 04 décembre 2017 dans la salle Sita Bella  à Yaoundé en présence du Secrétaire Général auprès du Ministère de la culture Mouhtar Ousmane Mey et du Directeur de la cinématographie et de la production audio-visuelle  le Dr Georges Madiba.  Cette année ces awards du cinéma francophone feront une fine fleur aux cinéastes camerounais, Thierry Ntamack et Gerald Essomba. Les films camerounais seront à l’honneur pour cette cinquième édition. Une fête du   7ème art  qui sera ponctuée indubitablement de grandes cérémonies  et symboles institutionnels.

Les nominés

28 films finalistes seront projetés dans la salle Canal Olympia à Yaoundé. Parmi ces films finalistes, 3 films camerounais sont en compétition, « La partie d’abord « de Thierry Ntamack, en long métrage, « Walls » de Narcisse Wandji  en court métrage, et « Djamba, Sembene l’insoumis » de Eric Bodoule en documentaire. Le programme offre également un panorama de la diversité et de la richesse de la création cinématographique des pays de la francophonie avec 15 films de long métrage de fictions, 8 films documentaires, et 05 films de courts métrages. Les pays présents sur les projecteurs  sont la Belgique, le Cameroun, le Cambodge, le Mali, la suisse, la France, le Liban, l’Egypte,  le Luxembourg, le Maroc, le Niger, la Roumanie, le Sénégal, la Tunisie, le Canada.

L’ensemble des  nominations représente un palmarès éloquent et très diversifié qui témoigne de la richesse  et de la créativité du cinéma francophone. Et on constate par toute cette diversité que au -delà du fait que la création africaine ici ne soit pas nombreuse, on note une participation massive des comédiens, africains, et des professionnels africains,  ce qui amènent les trophées à pouvoir porter à la lumière toutes ces personnes. A coté de ce professionnalisme qui commence à habiter les animateurs du secteur cinématographique africain, on peut aussi constater que les écrans des trophées francophones du cinéma  n’ont pas seulement privilégié les films de réalisateurs francophones. On n’y retrouve aussi dans cette assiette de nominés des films suisse, roumain, égyptien, ce qui fait dire que la francophonie se veut une institution ouverte aux cultures du monde. Aussi, contrairement au festival de Cannes il faut rappeler ici que les TFC  ne récompensent pas les stars mais l’esprit est tourné vers la valorisation de nouveaux talents et la mise en valeur d’un cinéma de qualité qui ne se retrouve pas  souvent facilement sur les écrans.

 Les Rendez-vous

L’innovation pour cette cinquième édition sera la présentation  de chaque film en projection  par un groupe d’étudiant des Arts et Spectacles de l’université de Yaoundé 1 au Cameroun. Egalement, on aura le prix du cinéphile qui sera organisé chaque jour et au final un prix sera donné au gagnant par tirage au sort lors de la cérémonie de clôture avec pour récompense un voyage pour la prochaine destination des Trophées Francophone. En matière d’innovation encore, une bourse projet structurant sera octroyée aux porteurs de projets cinématographiques viables. Egalement, la signature de la convention sur  la création du Fond Francophone à la jeune création aura lieu  le 15 décembre avec le Ministère en charge des affaires culturelles. Entre autre,  le réalisateur Gerald Essomba sera  honoré d’un trophée d’honneur. Plusieurs événements crépitent autour de ce festival.  Le Directeur de la cinématographie et de la production audio-visuelle  le Dr. Madiba Georges nous en dit plus : « il y aura des ateliers à l’esplanade du musée animé par les professionnels du secteur,  le lancement d’un ciné club est prévu . A douala, est prévu un  atelier sur la sauvegarde du patrimoine camerounais, une soirée hommage à Dikongué Pippa  réalisateur camerounais, et des tables ronde sur l’industrialisation du cinéma.  La ville de Buea entrera aussi dans la danse,  avec un atelier sur le son et la lumière au cinéma. Les promoteurs de festival et de rencontres cinématographiques qui animent la sphère cultuelle du 7ème art au Cameroun, entre autres Cinéma Ambulant, Rific, Yarha, Festico,  animeront des séances d’ateliers  sur le court métrage,  avec des projections plein air dans des banlieues de la capitale. » Miss me Binga festival de cinéma dédié à la femme sera de la partie avec un concours  de films de femmes  à partir du 11 décembre. La presse ne sera pas en reste. Un atelier pour les critiques de cinéma et les journalistes culturels à Africréa avec un débat  sur « la promotion du cinéma rôle de la presse »  sera du menu.

La francophonie, c’est  toute une histoire, un métissage de culture, un pont qui réuni les pays francophiles  souvent très éloignés l’un de l’autre.  Les films qui seront à l’honneur aussi sont des créations qui s’inscrivent dans un monde culturel français,  avec  chacun une part de culture qui vient d’ailleurs. Un honneur pour le pays des chars des dieux  de recevoir cette couleur cinématographique variée  et surtout  on espère qu’au sortir de ces deux semaines de cinéma  que  nos politiques et professionnels du secteur pourront y tirer large bénéfice.

Edithe Valerie Nguekam

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