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[Interview] Rachid Souleymane « La Côte d’Ivoire est vraiment une locomotive et les autres pays peuvent s’en inspirer. »

Notre rubrique « 5 questions à » va à la rencontre de Rachid Souleymane promoteur de THE HEROES 225. A la suite de sa satisfaction aux différentes éditions de son événement annuel  qu’il organise, Rachid Souleymane promoteur de ce grand événement de distinction THE HEROES donne son point de vu sur le showbiz en Afrique dans une interview accordée à Anoumabo.com.

1. Bonsoir, avant toutes choses, veuillez-vous présenter à nos lecteurs ! 

Je suis Rachid Souleymane, Directeur Général du groupe GOLD qui comporte les sociétés Gold Communication et Maximum. Je suis de nationalité togolaise, marié et père d’une famille.

2. Pourquoi Maximum comme nom de votre entreprise de communication et événementiel ?

Il faut dire que la société Gold est installée au Bénin, au Niger, au Burkina Faso et au Togo. Nous avons nos activités dans ces pays là et nous empiétons aussi sur le Ghana et le Nigéria. La Côte d’Ivoire pour nous est un point stratégique et disons que c’est le cumul de tout ce que nous faisons puisque c’est là bas que les autres pays pour nous avaient été des pépinières. Et c’est là que nous espérons nous réaliser ce qui se passe d’ailleurs. C’est pour ça que nous l’avons appelé Maximum, c’est-à-dire nous donnons le maximum de ce que nous avons en Côte d’Ivoire.

Parlez nous de votre parcours !

Mon parcours scolaire d’abord, j’ai un DUT en gestion commerciale, un Master en gestion des PME et un NBA en Management et Stratégie d’entreprise. Ensuite,  j’ai travaillé essentiellement dans la téléphonie et chez les trois opérateurs du Togo à savoir Togo Telecom, Togo Cellulaire, Telecel et un peu MOOV. Après cela, j’ai démissionné de cette dernière pour monter ma boîte et je suis maintenant dans la vente d’espaces publicitaires de concerts en communication marketing et dans des services. C’est ce que nous faisons essentiellement et par rapport aux marchés qui se présentent à nous, nous avons plusieurs cordes à notre arc comme on le dit.

3. Promoteur de ce grand événement de distinction, THE HEROES, événement qui se tient simultanément à Lomé et à Abidjan, que retenez-vous après ces précédentes éditions ?

Notre société installé au Togo, nous avons donc senti la nécessité de la délocaliser. C’est ainsi que nous sommes allés au Bénin, au Niger et au Burkina où nous avons nos activités jusqu’aujourd’hui. Et le dernier point de chute que nous avons pour l’instant, c’est la Côte d’Ivoire.  Nous essayons de pénétrer le marché en mettant à profit les expériences que nous avons pu accumuler dans les différents pays précités. Alors, après ces précédents HEROES, à savoir 4 éditions au Togo, 3 éditions en Côte d’Ivoire, nous sommes plus que satisfaits. Car HEROES a dépassé nos attentes et nous prenons pour preuves que les demandes incessantes que nous avons de certains pays comme le Bénin, le Gabon, le Cameroun, la Guinée, le Mali ainsi de suite. Et c’est un événement qui était partit pour être national au Togo et qui s’est internationalisé. Aujourd’hui les demandes viennent de partout et il y a même un projet d’organisation de HEROES Africa de la diaspora.

4. C’est votre anniversaire ce 21 mai, que vous rappelle cette date ? A quoi doit-on s’attendre ?

Effectivement le 21 mai est ma date d‘anniversaire et cette date me rappelle un événement malheureux. C’est-à-dire qu’elle me rappelle que je n’ai plus de mère parce que ça fait quelques années que la mienne n’est plus là. Du coup, je n’ai plus ce souhait de sa part. Mais cette date me rappelle également que j’ai une formidable famille très  unie, très solidaire et vers qui je peux me tourner à tout moment que ce soit des moments de joie ou de peine. Cette journée me rappelle également que j’ai de très beaux enfants qui me le rende bien parce qu’ils savent déjà ce que c’est qu’un anniversaire. D’ailleurs je leur fête chaque fois leur anniversaire. Du coup, lorsque c’est l’anniversaire de papa, ils se pressent pour venir me faire leurs bisous, apporter leurs petits dessins ainsi de suite. Sinon je n’aime pas trop fêter mais j’avoue que c’est une date qui marque quand même oû vous avez des amis qui se souviennent de cette date, qui se souviennent de vous et qui vous envoie des messages. J’avoue que ça fait au cœur.

5. Un mot sur le showbiz en Afrique ? Pensez-vous que les africains peuvent en faire plus afin de professionnaliser ce secteur ?

Je crois qu’en Côte d’Ivoire, nous sommes sur la bonne pente dans la mesure où le showbiz permet de nourrir beaucoup de bouches. Maintenant, lorsque nous comparons la structuration de ce showbiz à ce qui se passe au Nigéria par exemple, je pense qu’il y a encore beaucoup de travails à faire. Mais la Côte d’Ivoire par rapport à d’autres pays que je pratique comme le Togo, le Bénin, le Burkina, le Mali, le Niger et bien d’autre, le showbiz de la Côte d’Ivoire est vraiment une locomotive et les autres pays peuvent s’en inspirer. Il nous faut encore en Côte d’Ivoire ici un peu plus de professionnalisme, de respect des règles, respect des contrats etc. Sinon, lorsque vous réussissez en showbiz en Côte d’Ivoire, vous avez réussi au moins dans les pays francophones d’Afrique. Ce qui veut dire que lorsque nous professionnalisons encore plus ce secteur, ce sont des milliers d’emplois qui pourront être créé et également beaucoup d’opportunités. Je pense qu’actuellement, nous sommes sur une très bonne pente et que dans les années à venir, nous serons emmenés à l’instar des artistes ivoiriens à avoir des coproductions un peu partout. Ce qui arrive déjà et à voir nos artistes prester sur des podiums les plus prestigieux de ce monde.

Avez-vous un appel à lancer avant votre mot de fin ?

L’appel que j’ai à lancer, c’est premièrement au niveau des gouvernements. Il faudrait voir la chose culturelle comme un levier de développement, c’est très important. Et j’ai comme l’impression que nos gouvernements ont tendance à reléguer le showbiz ou la culture un peu au second plan. Alors que, c’est un secteur qui pourrait les aider à résorber une très grande partie du chômage actuel.  Deuxièmement, je demande à nos artistes, à nos hommes culturels de travailler. Ce n’est pas à défaut de boulot qu’on va se réfugier dans le showbiz. C’est plutôt un métier à part entière où il faut travailler avant de pouvoir récolter les fruits. Lorsque vous lisez un peu l’histoire de Magic System, vous verrez que ce ne sont pas des garçons qui s’amusaient. Ce sont des gens qui ont travaillé. Il y a eu des artistes qui ont eu peut-être un début de succès que ce que ‘’Premier Gaou’’ a eu mais ils n’ont pas pu le comptabiliser, le rentabiliser. Mais nous voyons que  jusqu’aujourd’hui le groupe Magic System, est un groupe mythique. Ce sont des jeunes qui sont là encore vivants et qui peuvent encore inspirer la jeunesse d’aujourd’hui. Ils sont encore là. Asal’fo est disponible et raconte l’histoire de Magic System. C’est une histoire qui peut inspirer la jeunesse puisque lorsque vous ne travaillez pas, vous ne pouvez pas évoluer. Si vous faites d’un coup de … un coup de mètre, il faut pouvoir travailler pour pouvoir maintenir, conserver cela et faire fructifier. Donc, il faut beaucoup travailler. Les appels que je lance sont au niveau de nos gouvernements afin qu’ils mettent un peu plus l’accent sur la culture,  sur le showbiz qui peut vraiment aider les pays et le travail au niveau des artistes, des managers, des producteurs, les mécènes, les danseurs, les  maisons de production. Tout ce qui est showbiz, les coiffeurs, les maisons de vente d’habits etc. Il faut beaucoup de boulots à ce niveau là. Et mon dernier message sera à l’endroit des médias. Aujourd’hui avec les réseaux sociaux, nous voyons tout ce qui se passe. C’est formidable et nous vous exhortons à vraiment être de nos côtés afin de porter encore très loin les efforts que nous fournissons.

M.G / Bamba Mohamed

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