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[Interview]: Imilo Le Chanceux «Pourquoi j’aide les prisonniers ?»

Redonner le sourire, participer à l’épanouissement des incarcérés de la Maison d’Arrêt et de Correction de Ouagadougou (MACO) est une action noble. C’est dans cette perspective que s’inscrit le célèbre artiste burkinabé Imilo Le Chanceux à travers l’initiation de la journée caritative qui est à sa troisième édition cette année. Cette vision de l’artiste suscite plusieurs interrogations auxquels il répond dans une interview accordée à Anoumabo.com.

1)  Bonjour Imilo. Présentez vous à nos lecteurs pour ceux qui ne vous connaissent pas !

Bonjour chers lecteurs, mon nom à l’état civil, c’est Ilboudo Emile. Le nom d’artiste, c’est Imilo Le Chanceux.

2)  Imilo, la remarque est toute faite, d’où vous vient cette attention aux démunis et nécessiteux ? Cela a-t-il un lien direct avec vous ?

En fait, c’est une pause dans ma carrière de musique. Je choisis un jour chaque année avec mon staff pour offrir l’un de mes cachets aux nécessiteux notamment les enfants de la rue, les orphelins en général, mais en particulier les prisonniers de la Maison d’Arrêt et de Correction de Ouagadougou (MACO). Ceux qui n’ont pas toujours le sourire qui sont derrière les barreaux, qui n’ont pas droit à la liberté. On a pensé à eux particulièrement parce que, ça peut arriver à n’importe qui. Demain ça peut être nous, ça peut être n’importe qui. C’est donc la raison pour laquelle, chaque année,  je prends l’un de mes cachets et j’essaie de le partager avec eux.

3) Vous tenez aujourd’hui la 3e édition de votre action « Journée Caritative avec Imilo Lechanceux » à la MACO,  cela répond réellement à quoi ?  Quel est le contenu de cette journée ?

Compte tenu du mois de Ramadan, ce matin on fera le tour de quelques mosquées de la ville pour distribuer des cartons de sucres, ensuite on ira à la Maison d’Arrêt et de Correction de Ouagadougou pour faire un concert gratuit après partager un repas communautaire et organiser un match de gala qui va opposer les artistes musiciens à ceux-ci afin de participer à leur épanouissement.

4)         Quelle est votre vision ?  Le but recherché ?  Les attentes ?

Je ne recherche pas vraiment grandes choses à part les bénédictions car j’en ai besoin pour atteindre mes objectifs. Sinon, c’est juste marquer une pause pour aider les gens parce que, ça n’a pas été facile pour moi aussi. Raison pour laquelle, j’essaie de faire plaisir. C’est vrai, je suis parti de rien mais aujourd’hui je gagne un peu pour pouvoir permettre à ceux qui ont un rang social inférieur au mien et qui ont des difficultés financières d’avoir le minimum et de manger normalement. Alors je fais cela donc pour leur offrir le sourire sinon je n’attends pas vraiment grandes choses en retour et comme on a tendance à dire.

5)         Bénéficiez-vous du soutien de vos collègues artistes ?  des bienfaiteurs ?  des mécènes ?

Oui, chaque année j’ai des collègues qui viennent me donner un coup de main. Ceux qui ont le temps, viennent aussi jouer le match, chanter avec les prisonniers et mettre de l’ambiance au sein de la prison en sorte de leur faire oublier un peu leur souci.  Et lorsqu’ils (les prisonniers) voient des artistes qu’ils connaissent en prestation, ça leur fait énormément plaisir.

Comment ces dons sont perçus par les bénéficiaires de la MACO ?  Avez-vous des retombés après chaque action ?

C’est une grande euphorie pour eux dès la réception de ces dons. Il y a également des personnes de bonnes volontés qui nous accompagnent avec des vivres et non vivres qu’ils leurs offrent.

Avez-vous un appel à lancer avant votre mot de fin ?

L’appel que j’ai à lancer, c’est de dire à toutes ces personnes qui ont les moyens de le faire, de venir nous soutenir dans cette action sociale que nous posons chaque année. Je les exhorte également à aider les personnes dans le besoin à savoir les pauvres, ces personnes là mêmes qui ne  mangent pas à leur fin, qui manquent de logement. En gros aider les personnes qui souffrent.

M.G / Bamba Mohamed

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